Journée Mondiale sans Facebook : si on essayait ?

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Vous n’étiez pas au courant ? Demain c’est la Journée Mondiale sans Facebook, journée plus ou moins respectée à travers le monde (plus moins que plus d’ailleurs). A la Rédac’ on a eu envie de se replonger à l’époque où Facebook n’existait pas encore… Alors, cap ou pas cap de respecter la journée ?

Depuis quelques années, le 28 Février a été baptisée « Journée Mondiale sans Facebook ». Selon le site des journées mondiales, ce sont de fervents partisans de la « lutte contre l’addiction à la cyberdépendance et l’intrusion des pubs » qui ont mis en place cette journée, pour « rappeler à Facebook qu’il ne serait rien sans ses clients ». Rien que ça !

Vous n’en avez jamais vraiment entendu parler ? C’est normal ! Le 28 Février est surement plus connu pour être la Saint Romain (bonne fête à eux d’ailleurs !) que pour cet évènement. Comble du comble, la communication de cette journée se fait, on vous le donne en mille, sur une page Facebook qui ne rassemble pas grand monde…

A la Rédac’ on a surtout voulu savoir ce que l’on ferait sans Facebook. On a donc remonté le temps, 10 ans en arrière précisément. Vous savez, à l’époque où…

… on oubliait les anniversaires de tout le monde

Avouez que Facebook vous a déjà de nombreuses fois sauvé la mise quand il s’agit de souhaiter bon anniversaire à un de vos proches ! A moins d’avoir un agenda dédié que l’on regarde tous les jours, sans Facebook ces précieuses dates passeraient directement à la case « oubli ». Et c’est surement ce qu’il se passait avant…

Pour celles et ceux qui ont un problème avec les dates, merci Facebook !

… on ressortait les vieux albums photos poussiéreux pour se remémorer de bons souvenirs


Premiers pas, premières dents, premières booms, premières vacances entre amis, premières soirées arrosées… On décidait quand montrer ces photos, et on était préparé aux réactions moqueuses des personnes à qui on avait finalement dit « bon, ok, je vais chercher l’album… » après qu’elles nous aient supplié 15 bonnes minutes de le faire. Découvrir avec surprise que sa petite sœur a publié sur notre mur une photo de nous à 6 ans, grand sourire mais 2 dents en moins ? C’est plutôt monnaie courante.

Pour celles et ceux qui préfèreraient ne pas voir ressurgir des dossiers de jeunesse sans s’y être préparés,  merci Facebook !

… on avait moins de 150 « amis »

Mais on en était pas moins malheureux ! Avouons aussi que sur Facebook, le terme « ami » a une toute autre signification : la rencontre d’hier soir à qui on a parlé 10 minutes, le camarade de promo de l’année dernière avec qui le projet de fin d’étude était notre seul point commun, l’ami de la cousine de notre collègue de bureau qui était à la même soirée d’anniversaire que nous… En bref, globalement « ami » se résume plus à « connaissance » !

Pour celles et ceux qui regrettent un peu l’authenticité des relations sur MSN Messenger (gros retour en arrière), merci Facebook !

… on apprenait au Journal de 20h les nouvelles de la journée

Ah le Journal de 20h de Patrick Poivre d’Arvor, ça c’était du rituel ! A moins d’aller régulièrement sur les sites d’informations durant la journée, c’était souvent le moment où on découvrait les évènements de la journée et les informations à retenir. Aujourd’hui, Facebook sait tout (ou presque !) avant tout le monde… Et apprendre par une ancienne camarade de notre cours de poney de 3ème que Findus a mis du cheval dans nos lasagnes, ça peut nous déstabiliser !

Pour celles et ceux qui regrettent le temps où les informations nous parvenaient à une heure précise et sans déformation, merci Facebook !

… on n’avait aucun moyen d’espionner la vie des autres (à moins d’éplucher leur Skyblog)

Et encore fallait-il qu’ils aient un Skyblog ! Mais si on souhaitait savoir si untel s’était finalement remis avec son ex copine, si unetelle était enceinte de 6 mois (et venait tout juste de l’apprendre), ou si untel avait finalement demandé en mariage unetelle (mais qu’elle avait dit non), ce n’était pas chose facile… Il fallait soit se renseigner directement à la source, ce qui pouvait être un peu intrusif ; soit avoir une connaissance surnommée « Radio Potins » qui centralisait toutes les informations.

Pour celles et ceux qui peuvent désormais espionner la vie des autres depuis leur canapé, merci Facebook !

… on appelait nos amis un par un pour organiser une grosse soirée

« Je ne peux pas te parler plus longtemps j’ai plus beaucoup de forfait mais préviens les autres, ce soir rdv 20h à la mai… bip bip bip » A moins d’avoir travaillé dans l’évènementiel, on n’était pas forcément les plus doués pour organiser des soirées, surtout quand notre forfait bloqué faisait des siennes. Aujourd’hui, en quelques clics, l’heure et le lieu de l’évènement sont fixés, les invités sont prévenus et chacun peut y aller de son petit commentaire !

Pour celles et ceux qui se sont souvent retrouvés seul(e)s chez eux lors d’une soirée à cause d’une très mauvais sens de l’organisation, merci Facebook !

… on n’avait pas à supporter les effusions de joies ou d’amour de nos connaissances à longueur de journée

« Elle a dit oui ! », « Bientôt nous serons 3… », « G u mon bac ! » (et on se demande bien comment…) ou autre « Je pars vivre en Australie ! » engendrent souvent deux types de réactions : une forte envie de vomir (réservée aux insensibles) ou une stimulation inattendue des glandes lacrymales (pour les plus fragiles). Dans ces moments-là, regarder notre fil d’actualité semblant sorti tout droit du monde des bisounours peut nous donner de grosses envies de retour express à l’ère pré-Facebook !

Pour celles et ceux qui préféraient ne rien savoir des moments de bonheur des autres, merci Facebook !

… les mots « like », « poke » ou même « wall » ne pouvaient être compris que par les élèves assidus en cours d’anglais 

Si vous ne faisiez pas partie de ceux qui connaissaient la liste des verbes irréguliers sur le bout des doigts ou qui connaissaient l’histoire de Brian dans sa kitchen par cœur, vous auriez sans doute pu enrichir la liste des mots d’anglais que vous maîtrisiez si Facebook avait existé…

Pour avoir plus ou moins relevé le niveau d’anglais de certain(e)s, merci Facebook !

 

Alors, on tente la Journée sans Facebook ou non ?