Petits mensonges en famille

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Parce qu’on est tous et toutes tombés dans le panneau, à la Rédac’ on a eu envie de lister les gentils petits mensonges que nos parents nous ont dit durant notre enfance… Malgré tout, on ne leur en veut pas ; il faut même dire que ça a fonctionné du tonnerre et que ça donne quelques idées quant à notre progéniture actuelle ou future !

Dans la catégorie « Donneur de leçon »…

 « Quand tu seras grand(e), tu pourras faire ce que tu veux ; en attendant c’est moi qui décide. »

On se souvient tous de la déception que l’on ressentait lorsqu’on demandait si on pouvait dormir chez notre pote José et qu’on avait droit au « Non » le plus spontané qui existe. Comble du comble: on a beau être grand aujourd’hui, on ne fait toujours pas ce qu’on veut.

« Continues de loucher et tu resteras coincé comme ça toute ta vie s’il y a un courant d’air. »

Cette phrase avait le don de nous faire paniquer en pensant au charme unique de Dalida. Pourtant, on ressentait toujours ce besoin irrépressible de le faire, pour voir si nos parents disaient vrai. On prenait des risques, mais on aimait ça !

« A force de mettre tes doigts dans le nez, ils vont y rester coincés. »

Il devait y avoir un livre « Comment faire de votre enfant un vrai froussard en 10 leçons » en vente à l’époque. N’empêche qu’aujourd’hui, on y réfléchit à deux fois avant de se gratter le nez !

« Je sais que tu mens, ton nez s’allonge. »

Réflexes instinctifs obligent, non seulement on rougissait mais on ne se posait pas de question en fonçant devant le miroir pour vérifier que notre nez était bien en place. Technique infaillible, testée et approuvée pour reconnaître les Pinocchios en herbe !

« Non on ne fait pas pipi dans la piscine ! Si tu le fais je le saurais car l’eau va devenir toute rouge. »

Rappelez-vous de votre tête quand vous vous rendiez compte que vous aviez déjà commencé votre petite affaire avant même d’avoir demandé la permission. Gros moment de solitude !

Dans la catégorie « Professeur de Sciences et Vie de la Terre »…

« Alors les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses… »

Disons-le clairement, pas de chance pour les garçons quand même !

« Eh bien c’est l’histoire d’une cigogne… »

On l’a guetté l’arrivée de cette cigogne, surtout si l’on était encore le seul enfant de la famille et que l’on n’avait aucune envie de partager le gâteau au chocolat du samedi après-midi ! Notre armée de G.I Joe était prête à charger en cas d’arrivée surprise. Si on avait su…

« Papa il a planté sa petite graine dans le jardin de Maman et pouf ! 9 mois plus tard tu étais là. »

On avait toujours le don d’aller chercher la petite bête en demandant où se trouvait ce fameux jardin, de quelle couleur était la graine, pourquoi 9 mois, si la graine pouvait pourrir, s’il fallait beaucoup arroser, etc. Conversation qui se terminait souvent par « Tiens, prends des bonbons, je t’allume la télé » de la part de nos parents.

Dans la catégorie « Comment faire passer la pilule plus facilement »…

« Les magasins de jouets ? Ils sont tous fermés le samedi, c’est comme ça. »

Et bien-entendu, la semaine on avait école et le dimanche on avait repas chez Mamie. Ils avaient choisi leur jour ces satanés magasins !

« Quand est-ce qu’on arrive ? Bientôt promis ! »

Là encore, une des plus belles entourloupes du siècle ! Certes, on avait tendance à poser la question un dixième de secondes après que la voiture ait démarré; mais tout de même, nous faire espérer une arrivée proche au camping Les Flots Bleus alors qu’il restait 3 bonnes heures de route… C’était mesquin !

« Tu savais qu’à Disney, les enfants qui mettent encore des couches et qui sucent encore leur pouce n’ont pas le droit de rentrer ? »

Bizarrement, on se dirigeait aux toilettes beaucoup plus facilement et on se recouvrait le pouce de gros scotch après cette réflexion. Mais ça, c’était avant de voir une maman changer la couche de son fils dans les toilettes de Disney pendant que sa fille s’endormait sur le siège en suçant son pouce. Merci Papa, merci Maman !

« Mange ta soupe, ça fait grandir ! », « Mange tes carottes rappées, ça rend aimable », « Mange tes épinards, ça te rendras fort comme Popeye. »

Les mensonges concernant la nourriture se placent indéniablement sur la première marche du podium des plus vicieux. Mais ce sont sûrement ceux qui fonctionnaient le mieux !

Dans la catégorie « La vérité serait trop difficile à dire »…

« Il est sublime ce dessin, je n’aurais jamais pu faire mieux ! »

On revoit tous nos parents s’extasier devant nos œuvres d’art ! Pourquoi on ne ressent pas le même enthousiasme lorsqu’on les ressort du tiroir ?

« Ton collier de pâtes ? Je le laisse dans mon tiroir pour ne surtout pas l’abîmer ! »

Et on le comprend ! On avait l’impression d’avoir créé la 8ème merveille du monde avec des coquillettes et 3 coups de pinceaux ; le même sentiment de satisfaction que l’on a aujourd’hui lorsqu’on a fini de faire le ménage de notre appartement. C’est beau l’enfance !